Une journée mémorable et pleine de joie

John Chen Fu-Chun, cicm
Stagiaire à Hong Kong
La Congrégation du Cœur Immaculé de Marie a célébré dans l’action de grâce son 70ème anniversaire de présence missionnaire à Taïwan — Jubilé de platine de CICM Taiwan. La cérémonie de clôture de cette année jubilaire le 28 novembre 2025 a couronné cette année. Mgr Martin Su Yao-wen, évêque du diocèse de Taichung, a présidé la célébration eucharistique à la paroisse Saint-Paul. C’est à Taichung que CICM est principalement présente.
Action de grâce et Révélation – Comprendre le mystérieux plan et l'œuvre missionnaire de Dieu.
Je suis reconnaissant pour la grâce d’avoir pu participer à cette célébration à mon retour des études aux Philippines — un moment que je considère comme faisant partie du mystérieux plan de Dieu. Cette expérience a approfondi ma compréhension du travail missionnaire de CICM à Taïwan, permettant non seulement un bilan historique mais aussi de réfléchir à la pertinence actuelle de notre présence. A cette occasion, je cherche à discerner le message que Dieu veut pour l'Église d’aujourd’hui, pour les missionnaires et le peuple taïwanais : un appel intemporel. Le Jubilé de platine de CICM Taiwan, qui a lieu en même temps que l'Année du Jubilé universel de l'Église 2025, marque soixante-dix ans de travail missionnaire dévoué, met en lumière notre préoccupation pour la paix et les pauvres, et révèle l'esprit évangélique qui invite à la simplicité et la paix. En fin de compte, cela montre que « la joie de l’évangélisation » demeure l'essence de cette Année Jubilaire.
Trois contributions innovantes à Taïwan.
L'homélie a été prononcée par le père Willy Ollevier, CICM, pleine d’humour et d'esprit. Il a relié les missionnaires CICM, qui accomplissent cette œuvre, à Jésus, qui proclamait le Royaume de Dieu dans tous les villages où Il passait. Willy a spécifiquement mentionné trois contributions innovantes importantes que CICM a apportées à Taïwan au cours des soixante-dix dernières années.
D'abord, la langue. Lorsque CICM est arrivé à Taïwan, la messe était encore célébrée en latin. Bien que le latin ait sa beauté, la plupart des gens ne le comprenaient pas. L'utilisation du latin empêchait de comprendre en profondeur le sens de la messe. Environ dix ans après son arrivée à Taïwan, CICM a abandonné l’emploi du latin pour utiliser dans la liturgie les langues locales. Le père Frederic Vincent Lebbe, fondateur des Petits Frères de la Congrégation de Saint-Jean-Baptiste, a encouragé la naissance d’une Église vraiment chinoise. Il a un jour proposé : « La Chine appartient aux Chinois, et les Chinois appartiennent au Christ. » CICM a discrètement appris et pratiqué cette façon d’évangéliser par ce changement linguistique.
Deuxièmement, la synodalité. CICM a très tôt reconnu l'importance de marcher main dans la main avec les communautés laïques, plutôt que de voir les chrétiens simplement tout attendre des prêtres. Un prêtre n'est pas un patron, mais quelqu'un qui sert tout le monde. CICM a mis cela en pratique en créant un Centre Pastoral et en offrant des bourses aux étudiants souhaitant étudier la théologie à l'étranger, y compris en Belgique. Après l'obtention de leur diplôme, ces étudiants ont pu continuer à travailler avec des prêtres dans le cadre du travail d’évangélisation.
Troisièmement, travailler main dans la main avec la société civile. Les ordres religieux missionnaires devaient prendre des mesures concrètes pour répondre aux besoins de la société. Deux ans après son arrivée à Taïwan, CICM a créé une école primaire, et ensuite un lycée. Il faut noter aussi le programme d'éducation spécialisée destiné aux personnes ayant des difficultés physiques ou mentales. Le père Antoine Maes a découvert que certains parents de ces enfants n'étaient pas capables de s'occuper d'eux, il a donc décidé d'établir une école d'éducation spécialisée pour eux. CICM a également créé un centre pour offrir des services aux sans-abri. En plus de ces trois contributions innovantes, CICM-Taïwan a encore beaucoup de travail à faire dans le diocèse de Taichung et dans toute l'Église.

Encore quelques remarques au sujet de cet événement.
A la fin de la messe, avant la bénédiction solennelle, les remarques suivantes ont été faites par des confrères CICM, l'évêque Martin Su Yao-wen et le représentant de la paroisse Saint-Paul. Premièrement : Le père Anthony Lim Pheck Leng, conseiller général représentant le père Charles Phukuta, supérieur général de CICM, a raconté en détail comment la Congrégation est arrivée à Taïwan et a commencé son travail d’évangélisation de manière très simple, répondant aux besoins des communautés locales. Ensuite les quatre premiers missionnaires CICM débarqués à Taïwan dans le port de Keelung, les pères Antoine Maes, Marcel Goffart, Frans De Ridder et Willy Ollevier, arrivés à différentes époques de la période initiale, peuvent être considérés comme les “Quatre Grands” missionnaires CICM à Taïwan. Ensuite, la congrégation s'est consacrée à l'éducation, aux services sociaux et à l'éducation spécialisée pour les personnes en difficulté. CICM a également élargi ses soins pour inclure des conseils psychologiques, des services pour les personnes âgées et le tutorat pour enfants. Certains de ces ministères continuent jusqu’à aujourd'hui.
À partir des années 1900, certaines tâches ont été transférées au diocèse. Les diocèses ont commencé à assumer la responsabilité des soins pour les personnes dans le besoin, et notre congrégation a pleinement coopéré et soutenu ainsi la croissance du diocèse. De plus, CICM a travaillé main dans la main avec les groupes laïcs. Leur aide enthousiaste permit au travail d'évangélisation de se dérouler sans encombre. Progressivement, des membres plus jeunes de CICM à Taïwan sont venus prêter main forte. Ils viennent principalement du Congo et des Philippines, et non plus de Belgique. CICM a continué à participer activement aux travaux pastoraux et d’évangélisation dans l'archidiocèse de Taipei et le diocèse de Taichung. Chaque fois qu'un évêque local le demande, CICM est prêt à accepter la tâche.

Le conseiller général, Anthony Lim, a remercié Mgr Thomas Chung An-zu, évêque de l'archidiocèse de Taipei, et l’évêque Martin Su Yao-wen du diocèse de Taichung ; tous les prêtres, frères et sœurs religieux, partenaires au sein de l'Église, et tous ceux qui avaient accompagné la congrégation dans le travail missionnaire, car d'une manière particulière, ils sont tous les Amis de CICM. CICM sera toujours reconnaissant et continuera à travailler avec sincérité avec chacun pour proclamer l'Évangile à Taïwan. En plus de s'exprimer au nom du Supérieur général, le père Anthony Lim a également partagé ses propres réflexions. Il a spécifiquement mentionné qu'en raison des changements rapides de notre époque, tels que le déclin des familles élargies, le faible taux de natalité et l'influence des valeurs laïques, l'évangélisation doit s’orienter dans de nouvelles directions : il faut sortir de nos églises. Nous devons nous unir et inviter les frères et les sœurs à rejoindre nos petites communautés pour partager la beauté de l'Évangile. L'évangélisation et le soutien pastoral sont les tâches que nous assumons ensemble. Unissons-nous à la congrégation pour les soixante-dix prochaines années.
Le père Antonius Harnoko, supérieur provincial de la province CICM en Asie, a été l’intervenant suivant. Il a remercié Dieu pour Sa grâce et chacun pour son dévouement désintéressé, contribuant à la réussite de la célébration. Il a reconnu que la Congrégation demande sincèrement à chacun de continuer à soutenir les œuvres d’évangélisation de CICM. Par cette célébration, CICM a également renouvelé le contrat avec le diocèse de Taichung pour confirmer que la coopération continuera.
Ensuite le père Norbert Khonde Khonde, supérieur CICM du district de Taïwan, s’est exprimé. Il a présenté tous les membres CICM présents avec beaucoup d’humour. Il faut noter que certains membres étaient venus à Taïwan pour l'événement et connaissaient relativement peu la communauté catholique taïwanaise, en particulier les membres du gouvernement provincial : le père Dominique Mukonda Kananga, vice-provincial et supérieur du district Chine-Hong Kong ; le père Joni Payuk, supérieur du district Indonésie-Singapour ; le père Matthew Ndjeok Golime, supérieur du district de Mongolie ; le père Peter Koh, Économe provincial, et le père Louland Escabusa , secrétaire provincial. Le frère Jean-Pierre Musongiela, arrivé quelques jours plus tôt à sa destination de mission, Taïwan, fut également présenté.
Mgr. Martin Su Yao-wen, au nom du diocèse de Taichung, a exprimé sa gratitude envers CICM pour sa généreuses contribution et a loué son esprit de Cor unum et Anima una. M. Meng, représentant de la paroisse Saint-Paul, a également exprimé ses remerciements et ses félicitations toutes particulières au père Antoine Maes pour son travail acharné en tant qu'ancien curé de paroisse, guidant le troupeau de notre Seigneur Jésus.
La situation stimulante à Taïwan met en lumière les défis auxquels CICM est confronté.
La cérémonie de clôture de cette année du jubilé de platine s'est conclue par un déjeuner très apprécié. Après ce repas agréable, il a bien fallu se dire aurevoir. Ce rapport de ce jour béni doit inclure également des réflexions sur certaines réalités auxquelles Taïwan, mon pays natal, est confronté.
Après la guerre de Corée dans les années 1950, les États-Unis ont fourni une aide à grande échelle à Taïwan. Parce que l'aide alimentaire était distribuée par l’intermédiaire de l’Église, certaines personnes à Taïwan ont commencé à se rendre dans les églises pour y recevoir cette aide. De 1949 à 1953, de nombreux prêtres et religieuses catholiques, poussés par les situations politiques difficiles, vinrent à Taïwan. À cette époque, de nombreux peuples autochtones se convertirent au christianisme : une période appelée le « Miracle de Formose ». Les statistiques montrent qu'entre 1950 et 1970, environ 300 000 Taïwanais se sont convertis au catholicisme, dont environ 120 000 autochtones. L'arrivée de CICM à Taïwan (1955) coïncida avec la période de transformation de l'île.
Cependant, depuis les années 1970, le nombre de croyants est resté autour de 300.000, sans augmentation significative. Pendant ce temps, Taïwan a connu une croissance démographique rapide. Par conséquent, on peut dire que proportionnellement le nombre de croyants a diminué plutôt qu'augmenté. Certaines études de ce phénomène interpellant suggèrent que la stagnation de l'Église catholique depuis les années 1970 peut être attribuée à plusieurs facteurs : l'amélioration des conditions socio-économiques a entraîné une diminution du besoin religieux des populations ; la résistance de la culture traditionnelle aux religions étrangères ; la renaissance des croyances populaires ; et la migration des populations religieuses. Avec le boom économique, les valeurs laïques ont commencé à imprégner la société taïwanaise. Il y a cette phrase typique de la publicité pour une marque de chewing-gum : « Si ça me plaît, qu'est-ce qu’il y a de mal à cela ? » Dans le système éducatif taïwanais, les écoles publiques ont l’interdiction de promouvoir ou d'organiser des activités pour des religions spécifiques et ne peuvent pas forcer les enseignants et les élèves à y participer. Bien que les écoles privées puissent mener des activités religieuses spécifiques conformément à leurs principes éducatifs, elles doivent respecter les souhaits des enseignants et des élèves et ne peuvent pas pratiquer de « discrimination ».
L'évangélisation est donc une activité délicate même dans les écoles catholiques. D’après les statistiques, le suicide est devenu la deuxième cause de décès chez les adolescents à Taïwan, juste après les décès par accidents. Le taux de suicide chez les 15-24 ans a plus que doublé en 10 ans. De plus, Taïwan affiche le deuxième taux de divorce le plus élevé en Asie et l'un des taux de natalité les plus bas au monde. En Asie, Taïwan a été la première à légaliser le mariage entre personnes de même sexe. Par cette constatation, on peut voir que les valeurs libérales sont devenues très dominantes à Taïwan. L'Église catholique à Taïwan deviendra-t-elle la dernière lumière qui peut guider les navires à la dérive dans ces temps les plus sombres ?
En plus de répondre aux préoccupations éthiques, un autre phénomène reflète le besoin croissant de dialogue interreligieux à Taïwan. Il existe de nombreuses religions traditionnelles à Taïwan. Selon les statistiques, à ce jour, le nombre total de temples enregistrés à Taïwan est de 10 962. Ainsi, en moyenne, on peut trouver un temple tous les 3,3 kilomètres carrés, ce qui reflète la diversité de la culture religieuse à Taïwan. La foi que l'Église offre comme un cadeau à ses fils et filles d’Asie ne peut être confinée dans les limites de la compréhension et de l'expression d'une seule culture humaine, car elle transcende ces limites et pousse même toutes les cultures à atteindre de nouveaux sommets de compréhension et d'expression. (Ecclesia in Asia, 20) L'Église a le plus profond respect pour ces traditions et cherche à engager un dialogue sincère avec ces fidèles. Les valeurs religieuses qu'Elle enseigne attendent leur accomplissement en Jésus-Christ. (Ecclesia in Asia, 6) Par conséquent, les missionnaires CICM doivent garder à l'esprit le besoin pressant des Églises locales en Asie de présenter le mystère du Christ à leurs peuples conformément à leurs schémas culturels et à leurs modes de pensée. (Ecclesia in Asia, 20).
En résumé, l'Esprit continue de nous inspirer afin que nous continuions d'avancer dans ce monde en mutation, en y accomplissant la mission de Dieu. L'Église, envoyée par le Christ pour révéler et communiquer l'amour de Dieu à tous les hommes et à toutes les nations, est consciente qu'il lui reste encore une tâche missionnaire gigantesque à accomplir. (Ad Gentes, 10) En Asie, foyer de grandes religions où individus et peuples entiers aspirent au divin, l'Église est appelée à être une Église priante, profondément spirituelle, même lorsqu'elle s'engage dans des préoccupations humaines et sociales immédiates. Tous les chrétiens ont besoin d'une véritable spiritualité missionnaire de prière et de contemplation. (Ecclesia in Asia, 23) Les enfants de Dieu ont besoin de guérison divine, de renouveau, de sanctification et de transformation. Les missionnaires CICM à Taïwan, en tant qu’« hommes de prière vivant en communion fraternelle », continuent de proclamer la Bonne Nouvelle dans le contexte local et à la manière missionnaire de CICM.

MESSAGE DU SUPÉRIEUR GÉNÉRAL DE CICM, PÈRE CHARLES PHUKUTA, À L'OCCASION DE LA CÉLÉBRATION DU 70ème ANNIVERSAIRE DE LA PRÉSENCE MISSIONNAIRE DE LA CONGRÉGATION DU CŒUR IMMACULÉ DE MARIE (CICM) À TAÏWAN
Excellence, Mgr. Martin Su, mes chers prêtres, frères et sœurs religieux, Père Supérieur Provincial, ainsi que tous les confrères CICM, collaborateurs laïcs, amis de CICM, ainsi que vous tous frères et sœurs en Christ, salutations de Rome ! Rempli de joie, mes pensées et mes prières sont avec vous en cette occasion spéciale de la célébration du 70ème anniversaire de la présence missionnaire de CICM à Taïwan.
L'histoire de CICM à Taïwan a commencé le 17 janvier 1955, avec l'arrivée de quatre missionnaires CICM : Remi Van Hyfte, Pierre Crevits, André Baert et Albert Geusens. Ils arrivèrent au port de Keelung puis se rendirent à Taipei, district de Wanhua, où CICM fut chargé par le vicaire apostolique de Taipei, l'évêque Guo Ruoshi, CDD (Congregatio Discipulorum Domini), d’y proclamer l'Évangile et d'y établir l'Église catholique. Les missionnaires CICM ont choisi le district de Wanhua car il abritait de nombreuses personnes dans le besoin. Cela reflète le charisme de CICM : proclamer l'Évangile et répandre l'amour de Dieu auprès des pauvres.
Avec des débuts modestes en louant des appartements, en se rassemblant pour prier et en méditant les évangiles, la mission s'est progressivement développée en paroisses avec des églises et des communautés chrétiennes. Quelques mois après leur arrivée, la paroisse du Saint Rosaire fut créée en 1955. En 1957, la paroisse de la Résurrection sur la rue Dali et la paroisse du Christ Sauveur sur la rue Liuchou furent fondées. Le sanctuaire Sainte-Thérèse de Lisieux a été fondé en 1958. L'engagement de CICM envers la mission à Taïwan était évident par l'envoi continu de missionnaires. Après l'arrivée des quatre premiers missionnaires en janvier 1955, deux autres furent envoyés plus tard cette année-là. En 1956, six missionnaires furent envoyés ; en 1957, quatre ; et en 1959, trois missionnaires sont arrivés, dont le père Ma Shi Guang (Antoine Maes), présent parmi vous. Dans les années suivantes, en moyenne un ou deux missionnaires ont été envoyés chaque année. Le père Hou Fa De (Marcel Goffart) est arrivé en 1964, le père Lin Rui De (Frans De Ridder) en 1965, et le père Wu Wei Li (Willy Ollevier) est venu à Taïwan en 1971. Ils sont là au milieu de vous.

La proclamation de l'Évangile et la création de communautés chrétiennes furent les principales activités missionnaires des débuts. Cependant, après quelques années, suivant l'exemple de Jésus en tendant la main aux pauvres, CICM a porté son attention vers l'éducation et le ministère social. Beaucoup d'enfants du district de Wanhua n'avaient pas accès à l'éducation. CICM a ouvert des jardins d'enfants paroissiaux, des écoles élémentaires catholiques et un lycée catholique. Plus tard, en réponse aux besoins des enfants handicapés physiques et mentaux, CICM a créé des Centres d'Éducation Spécialisée.
En 1965, à l'invitation de l'évêque de Taichung, CICM a commencé un travail missionnaire à Taichung en fondant la paroisse Saint-Paul sur Daya Road. Depuis lors, les missionnaires CICM continuent de servir dans le diocèse de Taichung.
Au fil des années, la mission à Taïwan s'est développée et s'est étendue. De nouvelles questions sociales sont apparues. CICM a commencé à s'attaquer aux problèmes du nombre croissant de sans-abri à Wanhua, la demande de programmes de conseils psychologiques et de développement humain, ainsi que le vieillissement de la population. En conséquence, CICM a créé le Centre de conseil Huai Jen, la Maison de la Paix pour les sans-abris, le Centre pour personnes âgées et le Centre de garde après l'école pour enfants. Certains de ces centres sont toujours en activité.
La proclamation de l'Évangile est toujours liée à des actions concrètes, comme tendre la main à ceux qui sont dans le besoin. Nous sommes appelés à être de « Bons Samaritains » ! C'est pourquoi CICM, en plus de fonder des paroisses et des communautés chrétiennes, participe également à l'éducation et au travail social.
Une autre caractéristique de CICM est son rôle dans la création et le soutien de l'église locale. Dans les années 1990, l'archidiocèse de Taipei est devenu une église locale pleinement établie et autonome. Il était alors temps de transférer la gestion des écoles et certains services sociaux à l'église locale. Par conséquent, tous les jardins d'enfants, écoles élémentaires, lycées et centres d'éducation spécialisée ont été remis à l'archidiocèse de Taipei, avec la poursuite du soutien de CICM pour relever ces défis. Nous sommes heureux que l'Église locale a pu prendre cette responsabilité de tendre la main à ceux qui sont dans le besoin, comme Jésus l'a dit à ses disciples : « Donnez-leur quelque chose à manger ! » L'église locale doit grandir, et nous, missionnaires, continuerons à soutenir ce développement.
Au fil des années, les missionnaires CICM ont atteint ces objectifs grâce à l'aide généreuse et à la collaboration de nombreux laïcs des paroisses et des communautés chrétiennes. En tant que missionnaires étrangers, nous dépendons de nombreux collaborateurs laïcs pour aider à proclamer l'Évangile : ils l’ont fait en tant qu'enseignants, catéchistes, administrateurs, aidants, éducateurs spécialisés et « mains bénévoles ». Sans leur soutien, cela aurait été impossible.
Ces dernières années, des jeunes missionnaires sont venus du Congo et des Philippines, et non plus de Belgique. Aujourd'hui, CICM poursuit son implication dans l'archidiocèse de Taipei et le diocèse de Taichung. Nous sommes heureux de continuer à travailler aux côtés de l'Église locale pour partager l'Évangile avec le peuple taïwanais au sein de ces deux diocèses. Nous sommes ici pour servir l'église locale ! En d'autres termes, nos missionnaires sont prêts à répondre à l'appel de l'Église locale, par l'intermédiaire de son évêque, pour accomplir les tâches missionnaires spécifiques au sein du diocèse.
La célébration d'aujourd'hui du 70ème anniversaire de la présence missionnaire de CICM à Taïwan vous honore, vous qui êtes ici et ceux qui nous ont précédés ! C'est aussi une action de grâce à Dieu pour le remarquable parcours missionnaire que CICM a partagé avec l'Église et le peuple taïwanais. Merci, à Mgr. Martin Su et Mgr. Thomas Chung ! Merci à tous les prêtres, frères et sœurs religieux ! Merci à tous les collaborateurs laïcs, en particulier aux « Amis de CICM » ! Et merci à tous, chers frères et sœurs, pour l'incroyable voyage missionnaire que nous avons vécu ensemble ! Nous, missionnaires CICM, vous serons éternellement reconnaissants et continuons à compter sur vous pour proclamer la Bonne Nouvelle du Seigneur à Taïwan !
